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qu’importe le flacon…

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Il y a quelques jours, au hasard d’un statut Facebook, j’ai lu que demander « assis, couché debout » au chien était une preuve de notre besoin de contrôle et de domination sur celui-ci…

Si je peux parfaitement comprendre le concept que voulait certainement véhiculer ce statut, je l’ai trouvé symptomatique  d’une certaine conception du chien de compagnie (et, là dedans, j’inclus tous nos chiens sportifs et qui se consacrent, avec plus ou moins de plaisir et bonheur, à toutes les activités canines existantes sous le soleil).

Je me suis souvenue de ma présence à la SPA il y a bon nombre d’années, pendant que j’attendais patiemment l’employé qui devait me rendre mon chat égaré et retrouvé (et de fort méchante humeur par ailleurs, pas l’employé… mon chat) et que j’ai donc assisté aux dernières minutes d’une adoption : un Monsieur, trente secondes après avoir pris possession de la laisse à laquelle était attaché un jeune et grand chien fraîchement adopté, lance un très tonitruant « au pied !» :roll:

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Le chien qui avait l’air de comprendre cet « au pied » à peu près comme je comprends l’hébreu, a continué à faire ce que fait un chien de SPA fraîchement sorti de son box… à savoir, bondir dans tous les sens et tirer pour sortir de l’immeuble au plus vite (laisse = bénévoles plus ou moins compétents qui viennent me sortir de mon box, youpiiie).

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Le « au pied » est devenu plus péremptoire avec une 2ème tentative. Au 3ème « ordre » (le ton employé était tout à fait celui d’un chef de régiment), le chien s’est pris une secousse magistrale sur son collier :roll:

Oreilles qui se plaquent contre le crâne, queue qui descend, regard furtif : le chien accuse le coup… mais pas longtemps, il en a vu d’autres, et recommence à faire le fou cinq secondes plus tard  :roll:

Le Monsieur a quitté la SPA laisse très courte, tout en continuant de claironner un « au pied/au pied» non seulement parfaitement inefficace (vu qu’il n’est pas rattaché à un quelconque apprentissage) mais qui n’allait pas tarder à être associé à la crainte et à la douleur.

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Cet « ordre » restera porteur de ces émotions peu agréables, tant il est vrai que Pavlov «est toujours sur notre épaule» et que quelles que soient les couches de conditionnement qu’on va ensuite tenter de mettre par dessus par la suite, cette émotion ne s’en ira pas :-|

Si cet « au pied » est suivi d’une panoplie « d’ordres » tout aussi bien transmis, l’émotion néfaste risque allègrement de s’étendre à l’humain même qui la cause (ce qui ne va pas faciliter la vie du chien mais pas, non plus, celle du « maître »).

Tous les êtres vivants sont programmés pour réagir plus vivement et de manière plus définitive à ce qui est aversif (en clair : tout ce qui fait mal, peur ou met notre bien-être ou notre vie à mal ou carrément en danger) plutôt que à ce qui est agréable et positif.

Les raisons éthologiques sont parfaitement évidentes : si vous « ratez » un danger mortel, il n’y aura pas de 2ème chance de faire mieux, si vous ratez quelque chose de plaisant, c’est certes dommage, mais vous êtes toujours en vie et donc tout à fait susceptible de retrouver une autre gratification ou la même, répétée  ;-)

C’est un mécanisme de survie 8-)

Si ce chien finit par comprendre (malgré l’incohérence de son « maître ») que, pour échapper à cette secousse sur ses cervicales, il peut se tenir tranquille, il est possible que cela fonctionne et que le chien « obéisse » comme unique moyen de contrôle de son environnement (savoir comment échapper à la douleur et pouvoir le faire est un contrôle de son environnement en effet).

Avoir compris comment échapper à quelque chose de très déplaisant est plutôt une bonne affaire et peut donner des chiens très « obéissants »…

Si je vous donne un mode d’emploi pour échapper à une punition, disons « quand la lumière bleue s’allume, asseyez-vous pour éviter une secousse électrique » – vous m’en serez un peu reconnaissants… c’est déjà ça, personne n’a envie d’être électrocuté :-|

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Par contre, vous allez vivre dans la crainte et l’attente de cette lumière bleue, vous ne serez jamais serein, jamais tranquille, jamais détendu – il vous faudra toujours contrôler l’apparition de la lumière bleue et vous la redouterez (mais vous allez vous asseoir quand elle apparaît).

Pour un peu que vous ne n’ayez pas cru mon « mode d’emploi » sur parole, vous aurez pris la secousse la première fois et la lumière bleue vous fera peur pour le restant de vos jours  :-|

Tout ça pour en arriver au concept que, pour le chien « assis » « couché » « debout » mais également « twist », « roule » ou « donne la patte » sont juste des comportements, tous logés à la même enseigne a priori :lol:

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A savoir, l’humain émet un son que j’ai appris à reconnaître je produis un comportement il y a une conséquence = apprentissage (et une émotion qui s’y attache, inévitablement, toujours).

Ce qui, en apprentissage bienveillant, serait plutôt : je produis un comportement je l’associe à un son de l’humain conséquence plaisante (et ce signal devient un renforçateur secondaire).

Un signal qui aura valu une ou des punitions au chien ne sera jamais un renforçateur secondaire et, si vous l’incluez dans une chaîne de comportements, vous allez vite vous en apercevoir :-|

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Je travaille avec suffisamment de clients pour constater, encore et encore, que nous sommes ceux qui faisons cette distinction très humaine entre « obéissance » et « ludique » et nous ne la faisons pas à moitié  :lol:

Les « assis, couché, debout, reste, pas bouger » sont rarement véhiculés joyeusement et la menace est souvent limpide pour le chien, dès le début.

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Je le constate pratiquement tous les jours : on dit « twist » d’un ton joyeux et amusé et, si le chien fait « rouler-bouler » à la place parce que le signal n’est pas encore tout à fait en place, on en rit volontiers (« c’est pas bien grave »)  :lol:

Par contre, quand on dit « couché » au chien, c’est très souvent (presque toujours) d’un ton de sergent-major en pétard et on est dans une dynamique « d’ordre » et sûrement pas d’information, encore moins d’une opportunité de renforcement :-|

Je travaille souvent avec des chiens très craintifs, avec qui nous mettons tout en œuvre pour minimiser leur anxiété : arrive le mot de « rappel » (par exemple) et il est, dès le départ, tellement péremptoire et stressant, qu’il ressort comme celui à éviter absolument (tu as l’air fâché, je préfère rester éloigné).

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D’où l’utilité, puisque NOUS sommes des êtres verbaux (contrairement au chien) d’utiliser un terme qui nous met dans une émotion différente, comme « bingo » ou « bonbon » (ou ce que vous voudrez qui est, pour vous, rattaché à une émotion agréable)  ;-)

Si je dis « reste » à mon chien parce qu’une voiture va arriver, c’est sérieux : il en va de sa vie (notez qu’on peut le mettre en laisse).

Moins important pour le chien mais souvent très important pour nous, si je te dis « reste» en cours collectif d’éducation, je veux montrer à tout le monde que j’ai bien éduqué mon chien (et, donc, que je suis un humain compétent et capable, ce qui est gratifiant)  :-D

Ce que démontre le chien (ou pas) en faisant ce qu’on lui demande.

Si, justement, il n’exécute pas (parce qu’il a appris dans votre cuisine ou votre jardin et que l’apprentissage est trop léger pour résister à la présence de congénères, d’inconnus, des effluves de taupes que lui signale sa truffe), nous entrons immédiatement dans un mode « désobéissance » assez peu indulgent ;-)

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Pour des raisons morales, philosophiques, logiques, utilitaires la plupart d’entre nous sommes (plus ou moins) convaincus du bien de l’obéissance aux « lois » et du fait qu’elles sont nécessaires à la sécurité et nous protègent contre les risques et le mal – au moins autant que nous avons appris à craindre la sanction (légale ou la simple réprobation sociale).

…pour le coup, les quelques humains entre nous qui sont moins régis par ce besoin d’approbation sociale et le revendiquent vont souvent s’enorgueillir d’avoir un chien « mal élevé », « créatif » ou « rebelle » (nos définitions).

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C’est la preuve (par notre chien, ce qui assez amusant) que nous ne sommes pas des abrutis de l’obéissance, des fondus de la discipline, des obsédés de l’ordre convenu et du contrôle de l’autre et que nous reconnaissons la « liberté » du chien d’être lui-même.

Notons que cette interprétation du monde a ses limites à moins de vivre dans un désert… en effet, il y aura toujours un moment où nous serons obligés de limiter la liberté du chien (tout comme la nôtre d’ailleurs ou celle de nos enfants), ne serait-ce que pour sa sécurité et celle des autres (ou pour nous éviter des ennuis, aussi).

Tout le monde reste parfaitement libre d’enseigner 150 comportements à son chien ou d’en enseigner deux ou trois parce qu’ils sont nécessaires.

Il n’en reste pas moins vrai que travailler sur un comportement, est travailler sur un comportement et une même identique démarche quel que soit ce comportement :-D

Un « twist » peut être aussi solide, bien appris, renforcé, qu’un « reste » (ou autre « ordre ») et inversement.

Un « reste » peut être aussi fun, solidement attaché à du renforcement et donc à une belle émotion qu’un « rouler-bouler » et inversement.

Nous seuls faisons la distinction entre « important » ou « accessoire », entre « chien obéissant » et « chien rigolo » (ou « de cirque » pour les détracteurs), entre chien qui sauve des vies et chien qui fait du dog dancing… pour le chien, tout ça n’est QUE comportement (et émotion rattachée à celui-ci) :-D

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Si votre chien apprend « assis » « couché » « debout » de la même identique manière (haut taux de renforcement, renforcer la durée, un signal de libération clair, pas de menace ressentie) qu’il apprend des comportements ludiques – ces mots seront à tout jamais rattachés à une émotion agréable, plaisante — et donc souhaitable — et leur apparition dans votre langage sera tout à fait la bienvenue, un « feu vert » vers un renforçateur et quand, plus de renforçateur systématique, le comportement lui-même sera devenu un renforçateur secondaire, fort de sa portée émotionnelle positive (ou le contraire, évidemment).

Si tous les comportements de votre chien sont appris de cette manière, les produire sur signal est une excellente affaire pour le chien et, s’il ne les fait pas, à vous de vous demander si l’apprentissage est vraiment terminé, s’il est généralisé, conceptualisé, flexible ou encore uniquement inhérent à un contexte précis.

Bref, il faut encore travailler plutôt que « mon chien désobéit » ;-)

Il est évident que la manière de donner ces signaux est fondamentale : si le « couché » est utilisé pour interrompre quelque chose que le chien souhaite faire, il devient punitif, si le «assis » est donné après que le chien ait sauté sur vos invités et qu’il est, ensuite, renforcé, vous créez ainsi une jolie chaîne de comportements qui renforce le fait de sauter sur les invités.

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Si vous demandez quelque chose et que, face à l’inertie du chien, vous continuez de demander sans strictement rien changer dans l’environnement, vous construisez un signal qui devient « assis, assis, assis, assis » plutôt que, simplement « assis » (dans le premier cas, le chien finit par s’asseoir pour se débarrasser de la pression que vous êtes en train de créer)  :-|

En définitive, très peu importe ce que vous apprenez à votre chien, s’il doit faire donne la patte, cibler votre main ou faire couché quand les invités arrivent… ce qui importe c’est comment vous aurez appris un quelconque comportement.

Si vous vous dites que vos « assis » « couché » « débout » (ou tout autre comportement) pourraient être une meilleure nouvelle pour votre chien, considérez de changer vos signaux en reprenant l’apprentissage (pour ce que le chien en a à faire, ça pourrait être « fraise » «pistache » et «concombre » d’ailleurs).

Qu’un chien ait 150 comportements à son actif ou seulement trois, il peut être dans une émotion positive ou très désagréable quand ils ont donnés, selon quand, comment, ils sont donnés et comment ils ont été appris  :-D

Bref, le voyage est plus important que la destination :-D

Avoir une pochette pleine de « récompenses » n’est certainement pas suffisant ;-)

Happy training :-D

Conférence Dr. K. Overall / 1

…quand la délégation suisse débarque à Paris, ça donne un nombre certain de «méattention, tu vas te faire écraser », beaucoup de déambulations étranges avec TomTom version piéton (en gros, des gens qui partent à gauche, puis à droite puis à nouveau à gauche téléphone récalcitrant en main), des imprécations contre la technologie (« méya pas de réseau, bowdel »), une rue entière pleine de restaurants vegan, végé, crudivores, bio et tout à la fois (Paris quoi) avec la copine qui répète « oui mais non, passs végaaaaan », des discussions sur la baguette (qui est, indiscutablement, meilleure va savoir pourquoi), des grands échanges philosophiques au sujet de la paupérisation du monde à portée d’oreille d’un chauffeur Uber hilare, des photos des plats mangés, un mojito kabile et plus encore : bref, on était à Paris et on a bien rigolé  :-D

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Merci donc aux potes d’aventure parisienne qui auront largement contribué à en faire un moment passablement exquis  :lol:

Notre sens de l’orientation était tel que, après avoir entendu que le Dr. Karen Overall était encore sous la douche alors que nous quittions l’hôtel (trankiiiil), on l’a trouvée devant son Powerpoint quand on a franchi la porte de la salle de conférence (bondée, évidemment, on était les derniers : au passage, encore un immense merci aux copines belges qui t’avaient gardé une place au premier rang, smack smack et God save Belgium).

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Salle où nous avons, quand même, passé deux jours très intenses avec de gros classeurs sur les genoux, à prendre des notes de travers et enfonçant les coins du dit classeur dans les bourrelets de ta voisine à chaque changement de position – bref, suggestion pratique pour toute future conférence: une table s’impose voir, au minimum, une tablette, le confort physique et émotionnel aidant à une meilleure concentration – chez le chien (on le sait) mais chez l’humain aussi (et je suis certaine qu’on doit trouver quelques études pour corroborer mes dires :-D ).

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On a débuté par décortiquer les origines du concept de la dominance si présent encore dans le domaine vétérinaire (et comportemental) et son origine culturelle, sociale et politique dès les années ’40 (une époque colonialiste et profondément patriarcale) et comment certains comportements sexuels, de distribution et nécessité des ressources, d’organisation sociale et de sociobiologie ont contribué à créer le massacre que nous connaissons tous (celui de la hiérarchie).

Même si ces mécanismes ne nous sont pas étrangers, c’était passionnant de décortiquer les phénomènes de mises en scène opportunistes pour « prouver » ce qui, au final, n’a jamais eu le moindre fondement scientifique (mais un très lourd passif social). Je ne suis pas loin de penser que, si certains d’entre nous se passionnent tellement pour le comportement du chien, c’est bien parce qu’il nous catapulte directement à des méditations plus universelles  ;-)

Chez l’animal (tout comme chez l’animal humain d’ailleurs), les conflits arrivent dès lors que la structure sociale n’est pas (ou plus) comprise, admise, maintenue, alimentée.

Les conflits sont donc parfois, hors pathologie, révélateurs de besoins non reconnus, assouvis et, parfois, d’un système social pernicieux.

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L’importance de la terminologie : si, par « dominant » certains entendent dire « plus fort » «plus grand », « celui qui se reproduit » ou autre chose, tenons-nous en à ces mots très précis sans en faire une étiquette universelle qui fausse considérablement la communication et donc la perception collective.

La terminologie que nous choisissons d’employer devrait nous amener, de manière systématique, vers le choix de comportements moins brutaux, moins injustes et plus empreints de considération, pas le contraire (nous voilà prêts à abandonner le mot « ordre » au profit d’un autre qui donne au chien l’information dont il a impérativement besoin).

Là où la science du comportement et la médecine vétérinaire se rejoignent complètement c’est dans une description précise du comportement sans interprétation : ces comportements (observés et minutieusement décrits pour être répertoriés) sont, précisément, les données des futures études : à nous de savoir si nous voulons vivre de psychologie de bistrot ou contribuer à favoriser un savoir structuré (je sais, la science a mauvaise presse de nos jours mais, au final, si on réfute la science, il ne nous reste pas grand chose finalement, même ou parce que nous vivons une période post hippies et donc new age qui fait la part belle à l’ésotérisme).

Nous avons ensuite passé aux effets, évidemment délétères, du stress et de la peur dans l’apprentissage et surtout du stress précoce (in utero, période néonatale) et comment ces facteurs peuvent impacter de manière parfois définitive, notre perception de l’apprentissage. Comment une mère (étude chez les rats dans ce cas précis) stressée perd ses comportements maternels productifs et adopte des comportements pathologiques qui, évidemment, impactent ensuite le comportements des ratons (qui, à leur tour, mettront au monde une progéniture dont les facultés d’apprentissage sont altérées au niveau de la structure même du cerveau)  :roll:

Bref, des considérations qui dépassent très (très) largement la simple « éducation canine » et la thématique du chien pour englober tout le fonctionnement d’une société qui favorise rarement le respect par rapport au simple rapport de forces (hélas).

La « co-évolution » dont parle le Dr. Karen Overall de manière répétée me tient particulièrement à cœur, tant il est vrai que notre comportement – et notre vision du monde – sont profondément modifiés quand on commence à comprendre que l’information est indispensable au bien-être global (quel que soit le sujet qui la reçoit) et que l’apprentissage, au final, EST et représente précisément cette information, indispensable.

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Quand on se retrouve à une conférence et qu’on boit les paroles d’un(e) intervenant(e) on est précisément à la recherche de plus d’information et de compréhension de notre société et donc de tout ce qui nous entoure.

Cette personne n’est pas « dominante » dans une perception menaçante ou inquiétante mais par le pouvoir que nous lui accordons et conférons, de manière spontanée et volontaire, de nous transmettre ce à quoi nous accordons de l’importance.

La notion de « deference » (en anglais), si délicate à traduire en français, en lieu et place d’une hiérarchie.

Le parallèle avec l’information que nous transmettons à nos chiens, à travers des apprentissages et des signaux compris et renforcés, est, tout simplement, limpide.

 …et, parce que la théorie c’est bien mais que mes chiens ont du se passer de moi pendant 2 jours encore une fois, la suite au prochain numéro car je dois aller répondre à leur besoins impérieux de mouvement phyisque – see you later  :-D

Michele Pouliot en Suisse

EXCEPTIONNEL : SÉMINAIRE AVEC MICHELE POULIOT (USA) – organisé par Doris Vaterlaus 

Michele

Comment construire une « dream team » avec son chien?
• L’utilisation stratégique du marqueur et du renforcement
• Travailler avec les plateformes
• « Les tricks » (tout comportement appris est en réalité un tour qu’on apprend au chien)

On imagine souvent  qu’enseigner des comportements spécifiques à un chien est une compétence excessivement pointue et donc difficilement réalisable : en réalité, il n’en est rien. En définitive, tout ce que le chien doit maîtriser afin d’exceller en compétition se résume à des comportements à exécuter à proximité ou à distance de l’humain.

Ce séminaire s’adresse avant tout aux éducateurs – qu’ils soient compétiteurs ou non en freestyle, obedience, rally ou toute autre activité canine – afin de les aider à intégrer ces compétences de la manière la plus simple, rapide et efficace possible. Vous y découvrirez une panoplie d’approches – dont l’utilisation des « plateformes » afin de concrétiser efficacement et rapidement vos futures réussites.

Les « plateformes » permettent d’aborder un nombre considérable d’objectifs très variés : indispensables en formation des chiens d’assistance, elles seront utiles également au chien de famille comme au compétiteur de très haut niveau. Elles doivent faire partie de la panoplie « d’outils » de tout éducateur compétent et efficace.

Les participants au séminaire apprendront à quoi servent ces plateformes, comme s’en servir dans l’apprentissage de positions très précises et comment elles peuvent contribuer au façonnage d’une multitude de nouveaux comportements, spécifiquement à distance.

Formatrice et compétitrice de dimension internationale en freestyle, dog dancing, obedience et agility, la réputation de Michele Pouliot n’est plus à faire. Elle est également instructrice et directrice de la recherche et développement auprès des chiens guides d’aveugles depuis 1974.

N’hésitez pas à visiter son site : http://cdf-freestyle.com

Doris Vaterlaus a eu le privilège de rencontrer Michele lors de différents séminaires et elle est l’instigatrice de ces séminaires en Suisse :

Séminaire pour éducateurs les 26 & 27 mai 2016
Séminaire pour formateurs de chiens guides d’aveugles les 28 & 29 mai 2016

À Liestal (canton de Bâle) en Suisse.

Le séminaire se tiendra en anglais avec traduction en français pour les francophones (par mes soins).