« Plenty in Life is Free »

 

voilà, j’ai lu pour vous 😀

sdao

Par ailleurs, si vous l’avez lu, je lis vos commentaires avec intérêt tant ce livre m’a pas mal laissée perplexe… bon, je vous l’avoue : je n’ai pas aimé 😐

Son titre : « Plenty in Life is Free » (traduction : plein de choses sont gratuites dans la vie) est en opposition à l’acronyme NILIF – « Nothing in Life Is Free » (traduction : rien n’est gratuit dans la vie).

Personnellement, je n’ai jamais été une grande adepte de cette approche ou méthode : rien que son énoncé me braque et me donne l’impression d’un état d’esprit professoral plein d’ « a priori » négatifs ou d’un affrontement larvé. Je suis déjà allergique aux phrases du style « les bons comptes font les bons amis » (si j’ai un ami, je ne fais pas de comptes, si je fais des comptes, ce n’est pas un ami) alors cette approche « épicière » de la relation à l’animal me heurte d’emblée. Je n’ai jamais aimé le contenu émotionnel servile que l’acronyme véhicule.

Pendant mes formations avec mes vétérinaires comportementalistes, elle était surtout présentée comme une technique de « régression sociale » destinée au chien, alors que la hiérarchie humain-chien était considérée comme inexistante… j’y voyais comme une très grosse contradiction (pas eux)  😉

 L’inconvénient d’une approche NILIF (je n’ai d’ailleurs aucune idée de qui est l’auteur à l’origine de cette approche et de son acronyme), c’est que ce terme n’ayant strictement aucun fondement scientifique, il n’est absolument pas défini et il va — sans complexe — (selon celui qui l’applique et la construction de son esprit), du simple « assis » qu’on demande au chien devant sa gamelle, jusqu’au chien qui ne bouge jamais de sa cage s’il n’est pas en interaction directe avec son éducateur (comme toujours, par « éducateur », j’entends quiconque éduque un chien – donc nous tous, sinon vous ne seriez pas sur mon blog)  😀

Dans le premier cas, il s’agit tout simplement d’un comportement incompatible avec le fait de sauter partout qui sera renforcé par une conséquence plaisante (gamelle) et, dans ce cas, quel besoin de forger une méthode et un acronyme ? ou — à son autre extrême — à un hyper contrôle, une recherche de servilisme, de domination qui nous propulse très loin de la coopération, du dialogue, entre l’humain et l’animal que professe tout éducateur « en positif » (il me semble).

…. et  — d’ailleurs —  c’est à peu près le voyage que nous propose Kathy Sdao à travers ce petit livre – alors pourquoi, me direz-vous, ne pas avoir aimé ? 😯

 Parce que cette évolution d’une éducation « coûte-que-coûte » (il faut dire que Sdao nous vient de l’armée américaine et du dressage des dauphins à la détection d’explosifs – on est très en delà de ma zone de confort) – à des considérations empathiques et empreintes d’une louable considération, passent, chez Sdao, par l’étalage de ses… croyances religieuses personnelles  🙁

 Non pas quelques mots nous permettant un coup d’œil fugitif de la sphère personnelle et intime de l’auteur mais une répétition très lourde – et passablement indigeste – de sa religion (catholique). C’est cette évolution religieuse qui « justifie » ou explique son cheminement… bof  😐

Je vous avoue que, dans un livre que j’ouvre pour y lire des concepts d’éducation d’une comportementaliste renommée, cela m’a sérieusement refroidie : j’ai trouvé ces longues errances dans le religieux complètement hors sujet et absolument pas en phase avec toute notion de science du comportement. Ni même avec la moindre notion affective de considération, respect de l’animal ou de tout ce qui est vivant.

 Le NILIF, très en vogue en éducation canine, est laissé à la libre interprétation de tous et, comme toujours dans ce cas, impossible d’en débattre (à moins d’aimer les débats infinis où personne ne peut avoir tort ni raison) : éduquer un chien à avoir des bonnes manières, c’est… éduquer un chien à avoir de bonnes manières et donc à renforcer le comportement le plus approprié, ce qui est également valable pour tout ce qui est vivant, animal ou humain.

Nul besoin d’en faire une quelconque méthode populaire… mais démontrer ce qui précède par la « grâce de Dieu et de son infinie largesse », sans moi, merci  😉

 

novembre 4, 2014

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